Maxime
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Quelles pourraient être les raisons qui font qu'après 12 mois d'intervention les consultations curatives n'augmentent pas dans notre programme FBP ? Que nous conseillez-vous comme mesures correctrices ?

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Answers

Liz
Elisabeth Paul

Cher Paulin,

La même tendance a été observée au Bénin. Deux causes majeures ont pu être avancées pour expliquer qu'il n'y ait pas d'effet "mécanique" du FBR sur l'augmentation de la fréquentation des structures de santé: d'une part, le fait qu'il est nécessaire d'accompagner le FBR d'interventions générales de renforcement du système de santé (s'assurer que les structures aient les équipements et le personnel nécessaire, que la chaîne d'approvisionnement en produits médicaux fonctionnent, etc.). D'autre part, que les interventions centrées sur l'offre de service s'accompagnent d'intervention ciblées sur la demande (accessibilité financière). Pour éviter de répéter l'échec constaté au Bénin (où la plupart des financements du FBR se sont désormais taris), il est crucial de bien comprendre les facteurs systémiques qui entravent la progression de vos résultats, et d'adapter en fonction votre modèle. Je joins un article avec plus d'informations sur l'expérience du Bénin. Bonne chance!

Placeholder guy
Paul Lawanagoun TOE

"les consultations curatives n'augmentent pas dans notre programme FBP". Il faut faire un diagnostic des activités objet de l'achat pour savoir s'il y existe des initiatives incitatives pour la demande. Et meme avec de telles initiatives, le resultat peu ne pas etre sensible en une année, car le changement de comportement des populations met plus de temps pour evoluer. courage à vous.

Photosoeters
Robert Soeters

Cher Tous et en particulier mes salutations aux collègues de Côte d’Ivoire ,

Les problèmes avec le montage du PBF en Côte d'Ivoire étaient identifiés par l'auteur de "flash consultation" Paulin Kouassi KOUKOU ainsi que par ses collègues de la CTN de Côte d'Ivoire Dr. Bléoué BLEHOUE, Dr. Denis NIAMIEN et Dr Samuel OHOUO BROU. Ils ont travaillé sur l'analyse de problèmes pendant le cours PBF de 21 Aout - 1 Septembre 2017 à Cotonou et ils ont développé des recommandations pour résoudre les problèmes du montage. Je copie ici le résumé de leur excellent travail et de leur rapport.

Pour leur rapport détaillé SVP consultez www.sina-health.com

L’expérience de Cambodge, Rwanda, Burundi, Cameroun, RCA et de Congo Brazzaville montre que quand le montage du programme PBF est plus ou moins correct ou "pure", il n’y aura pas de problèmes pour obtenir des bons résultats. Par contre, si le score de faisabilité est très faible comme au Benin et à Cote d’Ivoire on ne peut pas aussi attendre des bons résultats. Surtout le faible budget, les problèmes d’unicité de caisse, le manque d’autonomie des formations sanitaires, la mauvaise utilisation de l’outil d’indices sont à la cause des problèmes à Cote d'Ivoire qui doivent être résolus.

RESUME DU RAPPORT des PARTICIPANTS de COTE D’IVOIRE à COTONOU

L’analyse du système sanitaire ivoirien a mis en évidence des insuffisances comme la forte centralisation du système, de la démotivation des personnels de santé, de l’approvisionnement insuffisant en médicaments et de l’accès inéquitable aux services de santé. Toutes ces insuffisances ont pour corollaire la faible disponibilité de l’offre et qualité des soins et la faible utilisation de ces services. Afin de solutionner ces insuffisances, le pays a opté pour le Financement Basé sur le Résultat qui constitue une stratégie innovante de financement de la santé. Pour y arriver, le gouvernement à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, l’expérimente à travers une phase pilote dans dix-sept districts sanitaires pour deux années (2017-2019).

 

Analyse des problèmes

  • Le score de faisabilité d’actuel programme PBF est de seulement 44% ce qui est en dessous de 80% nécessaire pour pouvoir obtenir de bon résultats; 
  • Le budget PBF est de seulement $ US 2.33 par personne par an ce qui est en dessous du $ US 4.00 désiré ;
  • La CMU et la Gratuité ciblée ne sont pas encore intégrée dans un système du PBF. Les conséquences sont la mauvaise qualité de soins, une faible vérification des activités et les ruptures fréquentes des produits pharmaceutiques ;
  • Les indicateurs du PBF communautaire comme la Visite à Domicile ne sont pas encore intégrés dans le PMA ;
  • L’indicateur « le Bonus d’Amélioration de Qualité » (BAQ) n’est pas encore introduit dans les paquets PMA et PCA ;
  • Les recettes de recouvrement de couts des formations sanitaires sont virées vers le trésor, ce qui frustre le personnel et va à l’encontre des principes du l’Initiative de Bamako ainsi que du PBF ;
  • L’outil indice est seulement utilisé pour la répartition des subsides PBF et non pas pour les autres recettes ;
  • Il y a un manque d’autonomie des FOSA (établissements sanitaires) pour le recrutement du personnel ;
  • Le nombre de personnel pour les ACV régionaux est largement insuffisant ;
  • Il n’existe pas encore des fonds d’équité pour les personnes vulnérables ciblées qui pourrait remplacer la gratuité générale des soins. 
  • L’absence de contrats principaux et de contrats secondaires est un autre problème de la mise en œuvre du FBP ;
  • Il existe des difficultés de fonctionnement de la CTN-FBP relativement à la motivation du personnel et notamment une confusion dans les rôles, le projet de la BM contient encore des composants « input » et le MSHP n’ayant pas encore compris le rôle de la CTN-FBP.

Recommandations 

  • Faire un plaidoyer auprès de l’Etat pour augmenter sa part de contribution de 20% à 40% ;
  • Faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour augmenter leur contribution ;
  • Constituer un panier commun des contributions financières de l’Etat et tous les bailleurs financiers ;
  • Plaidoirie pour une intégration de la CMU et gratuité au FBP ;
  • Intégrer des indicateurs sur les visites à domicile dans les ménages de l’aire de santé ainsi que les BAQ ;
  • Elaborer le texte règlementaire pour la suppression de l’unicité des caisses obligeant les centres de santé à reverser les fonds aux trésors avant rétrocession ;
  • Elaborer le (s) texte(s) d’opérationnalisation de la gestion des ressources propre directement par les établissements de santé ;
  • Elaborer et adopter des textes réglementaires permettant aux établissements de santé de recruter leur personnel ;
  • Créer un cadre de réflexion sur la libéralisation du secteur d’approvisionnement en médicament et autres intrants.
  • Clarifier les rôles de la CTN et des PTF dans la mise en œuvre du FBP ;
  • Mettre sous contrats de performance la CTN-FBP ;
  • Réviser le manuel de procédure FBP et le document de stratégie en vue d’intégrer les recommandations ci-dessus.    
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Séverin SOKEGBE

Généralement, dans nos pays c'est l'accessibilité financière, géographique,l'accès à la bonne information et la non prise en compte du volet demande qui constituent les bolocus fondamentaux pour le décollage des quantités dans les programmes PBF. Il faut également étudier le poids du secteur privé dans la dispensation des soins en Côte d'Ivoire et développer des contrats de PBF avec les privé au même titre que les structures du public.Les structures du privé soignent les populations et ont le droit d'être subventionnés par l'Etat. Les programmes PBF règlent souvent le volet offre mais le volet demande reste dans son entièreté. Je ne sais pas si c'est le cas en Côte d'Ivoire. De façon générique, les quelques pistes sur lesquels il faudra travailler pour booster les consultations curatives dans les programmes PBF.

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Dieu-Donné TCHEKPE

Bonsoir Paulin. Ce même constat est aussi fait dans le cas de mon pays le Bénin. Au fait, c'est d'abord du fait que les actions sont orientées vers l'offre de soins avec plus ou moins le renforcement du système de santé selon les différents designs. Il n'y a presque pas d'action sur la demande et l'accessibilité financière est restée un frein à la demande de soins pour des populations encore très pauvres à revenus faibles, malgré des efforts sporadiques ça et là de gratuité de certaines prestations  mais souvent préventives. 

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Adalbert TCHETCHIA

Il est difficile d'avancer des raisons explicatives ou de faire des propositions adaptées lorsque le contexte qui sous-tend, sur le long terme, les consultations curatives dans les zones sanitaires d'intervention du PBF en Côte d'Ivoire nous échappe. Toutefois, on peut avancer des questions suggestives. Des programmes ou initiatives avant le PBF ont-ils cherché à influer sur les consultations curatives, pour quels résultats ? Que se passe t-il si on désagrégeait les résultats (rural/urbain, public/privé,  1ère ligne de soins/2ème ligne...)? Quelle est la dynamique du secteur traditionnel des soins de santé? Les populations sont-elles suffisamment sensibilisées sur les améliorations dans la qualité des soins ou services?.... Peut-être aussi que l'approche adoptée du PBF n'est pas assez participative et que l'objectif fixé d'agir sur les consultations curatives reste très technocrate sans adhésion des populations ? 

Navré de réagir par des interrogations supplémentaires, mais qui sait si dans ces questions et dans biens d'autres possibles pourraient se trouver des ébauches de réponse!

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Kobenan kouman arnold Kouame

Plusieurs raisons : 

- Demotivation du personnel de santé 
- insuffisance du plateau technique 
- contribution de l'État pour le financement de la santé très faible 
- les budget alloué aux services de santé non exécuté à 100% . Exemple un service de santé reçoit une notification budgétaire de 19 million et on lui dit que tu pourra exécuter que 11 million.  L'admnistrateur de crédit est obligé de faire des gymnastique pour pouvoir gérer son service jusqu'en fin d'année. La ou on a besoin d'environ 1million pour entretien des locaux par exemple,  on vous donne 300 mille. Comment cette structure peux donner environnement favorable à la fréquentation. 
 
À mon avis on doit beaucoup miser sur la maximisation de la qualité de l'offre des soins. Et la quantité va suivre. Et cela passe par une augmentation des budget alloué à la santé et aussi à une répartition équitable.  Et ces ressources doivent être utilisé de façon rationnelle. 
Cette maximisation passe absolument par l'embellissement des locaux,  l'hygiène de l'intérieur et de l'extérieur des locaux,  Un bon circuit des malades et surtout un bon accueil le tout couronner par un plateau technique bien fourni. Sans toute foi oublier la formation continue du personnel. Ces formations ou recyclage constituent souvent une source de motivation du personnel. Être aussi reconnaissent envers les meilleurs agents,  les félicité publiquement... 
 
Dr kouame kobenan kouman arnold 
Médecin chef du centre antituberculeux d'abengourou 
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BALEBA Aubin Nino

Bonjour à vous

Plusieurs hypothèses peuvent justifier cette stagnation des consultations curatives dans les districts PBF:

- Hypothèse n°1: Celle de l'accès aux soins

L’accès aux soins peut être défini comme la facilité plus ou moins grande avec laquelle une population peut s’adresser aux services de santé dont elle a besoin. Il est lié à la présence (ou l’absence) potentielle de barrières économiques, physiques, culturelles, géographique ou autres lors de l’utilisation de ces services. A cet effet, bien que la qualité des soins ait été améliorée pendant cette période, il est important d'analyser des critères tels que le cout des soins, le niveau de vie de la population, la distance entre les formation ssanitaires et les localités, la perception que les populations avaient des formations sanitaires avant l'arrivée du PBF, la mise en oeuvre du volet Marketing social etc...

- Hypothèse N°2: Celle de la prévention et la promotion de la santé

Le PBF a cela de particulier qu'il favorise la promotion de la santé et les soins préventifs. En achetant des indicateurs tels que la PF, la vaccination, les visites à domicile, on devrait logiquement s'attendre à une réduction de la morbidité ayant pour principale conséquence la baisse des consultations curatives

A mon avis il faudrait creuser ces deux hypothèses, la solution à ton problème devrait se retrouver à ce niveau

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Bruno Meessen

Bonjour Paulin,

Je pense en effet que vous devez être proactifs face à cette situation et chercher des solutions. Ma recommandation serait d'adopter la stratégie prise par Aubin: essaie de résumer les différentes explications qui te seront fournies dans la flash sous forme d'hypothèses. Il te sera ensuite possible de voir comment valider ou invalider ces hypothèses.

Il pourrait être intéressant au préalable que tu rassembles un peu plus d'information sur la situation dans ton programme. Par exemple, j'aimerais savoir quel est le taux de nouvelles consultations curatives par an par habitant. Si il est élevé, peut-être qu'il y a peu de marges de progression  (on a souvent observé ce phénomène avec la vaccination). S'il est bas de nature, cela signifie que la population va ailleurs. Tu trouveras en attaché un article d'une étude que nous avons faite jadis au Cambodge (sur base d'enquête ménage comme les EDS). On voit que les usagers font une sorte de shopping sanitaire. Une fois que tu as une meilleure vue sur le caractère pluraliste de ton système de santé, il faut réfléchir à quelle serait la contribution la plus judicieuse du PBF. Par exemple, je pense important que les centres de santé capturent les consultations pédiatriques et maternelles, car elles permettent d'amener les usagers aux services préventifs que l'on sait très efficace. Les consultations adultes seraient alors moins une priorité. Il faut aussi essayer de bien comprendre le marché des soins. Est-ce que les prestataires privés sont en fait les prestataires du secteur public (qui auraient une pratique duale)? Cela rend les choses plus compliqué (car il faut que le PBF les séduise plus que les gains qu'ils font à titre privé).

ça a été dit par d'autres, mais il est évident que la tarification des services curatifs reste une barrière. A cet égard, il serait intéressant d'avoir un sens de la hauteur des prix des services curatifs par rapport à la capacité à payer des ménages. Il ne faut pas supposer que les centres de santé vont spontanément baisser leur tarif avec l'introduction du FBP. Certains le font, mais c'est loin d'être systématique. Il faut être plus ferme à cet égard.

J'espère que ces commentaires te sont utiles.

Bruno

 

 

 

 

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Mory Filany KEITA

IL FAUT REVOIR LA POLITIQUE DU PROJET. FAIRE UNE AUDITE INTERNE DANS LES CENTRES CONSERNES ET LA POLITIQUE D'ASSOCIATION DE LA COMMUNAUTE. NOUS AVONS EU LE MEME PROBLEME DANS LE PROJET PREVENTION DES INFECTIONS EN GUINEE

Placeholder guy
Chantal Mangbau

Bonjour A tous.

Par expérience, les programmes PBF connaissent le plus souvent cette difficulté du fait qu'ils ne s'intègrent pas totalement dans une logique de réduction des effets des autres facteurs qui influent sur les résultats même escomptés. Je vois notemmant l'accès aux soins de santé (financières et géographique) et la qualité des services en dépis du fait que le programme peut renforcer le système de santé en soi.

De plus, la participation et l'implication de la communauté est souvent difficile à mesurer et à integrer dans le cadre des programmes PBF/FBP mais à ne pas négliger car la grande partie des performances sont liées à elle.

 

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Jeannette Afounde

Bonjour à tous, 

Merci pour toutes ses interventions que je trouve pertinentes. Mon avis est le suivant!

Le PBF a déjà montré ses preuves dans l'amélioration de la qualité des soins auprès des populations. Mais là nous parlons du contexte africain où malgré tous les efforts mis sur place le lieu du recourt au soins n'est pas toujours celui auquel on s'attendrait. c'est pour celà que je me permettrais de poser la question de savoir si une enqûete préalable avait été faite auprès de cette population afin de savoir si la solution pour qu'ils aillent à l'hôpital serait seulement l'amélioration de la qualité des soins , du plateaux technique ou alors s'il existe d'aures barrières socio anthropologiques à lever au pr"&alable au sein de cette communauté pour voir les consultations curatives augmentées. Merci 

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OLIVIER E. INGINDA

Bonjour à toutes et à tous,

 
 
Quand on regarde la plupart des montages institutionnels actellement en place dans le cadre du FBR et les modèles mis en oeuvre, on remarque à quelques exceptions près, que l'accent est essentiellement mis sur l'amélioration de l'offre de soins en termes de qualité des services (accueil, hygiène, plateau technique,  etc...), l'idée  étant que celle-ci attirera les populations et les incitera à fréquenter les établissements de santé. On oublie souvent de résoudre la question de la barrière financière aux soins. La mise en place de mécanismes de prise en charge des indigents est certes utile mais comporte un aspect de stigmatisation, car nombreux sont ceux qui ont besoin de soins mais qui refusent d'être étiquetés comme "indigents". Il faut donc ajouter d'autres mécanismes d'incitation de la demande de soins qui évitent d'indexer les populations défavorisées et introduire aussi dans le programme un volet d'IEC (information, éducation & communication) afin de lutter contre les barrières culturelles qui sont également  de grandes entraves à l'utilisation des services (CPN, accouchements assistés, family planning, CPoN, etc...) notamment au niveau des femmes en milieu rural. 
Au Bénin par exemple dans le cadre du Projet FBR financé par le Fonds mondial, nous avons mené dans certaines aires de santé une expérience probante en multipliant les consultations foraines et la mise en place de mesures incitatives : en dehors de la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d'insecticide, certains centres de santé ont mis en place des mécanismes de motivation intrinsèque à type de « kit  Bébé » pour les femmes qui accouchent dans leur centre, ou de distribution gratuite de déparasitant, de vitamine A  et des gadgets  au cours des consultations...
 
Olivier Inginda 
Photo
Kassi Joseph NANAN-N'ZETH

Bonjour à tous 

Comme éléments, il serait intéressant d'analyser:

-          La communication sur les changements opérés dans le système de santé : le niveau de connaissance et de compréhension de la population cible par rapport au PBF

-          participation communautaire dans l’implémentation du PBF

-          l'adéquation entre les demandes de soins des populations, les besoins de soins identifiés par les services et l’offre de soins et celle de la perception et de l'acceptation du système de santé dans la communauté

-          Connaissance des habitudes de recours aux soins des populations 

-          L’objectif avant l’indicateur : est-ce qu’en dépit de la diminution des consultations curatives, une amélioration de la santé de la population est objectivée et qui justifierait la diminution de la prise en charge curative

-          Influence du secteur privé notamment privé à but non lucratif dans les zones pilotes : niveau d’association public/privé dans le processus d’amélioration de la santé de la population ?

-          influence du secteur informel (tradipraticiens, vendeurs ambulants…) 

-          La comparaison des zones PBF aux zones non PBF a-t-elle été faite pour savoir s’il s’agit d’une tendance générale sur les consultations curatives?

-       L’hypothèse de la transition épidémiologique et son influence sur le recours aux soins : apprécier la part des pathologies chroniques dans la prise en charge curative, habitudes de recours aux soins dans la population par rapport aux maladies chroniques   Analyse de l’impact de l’implémentation du PBF sur les circuits financiers dans les structures de santé (agents de santé, comités de gestion …) ; sur les sources de revenus des agents de santé (formels et informels) : motivation ou démotivation

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Jules KATUSI-BISELENGE

L’expérience de terrain montre que les causes de la faible consultation curative au debut d'un projet PBF sont relatives notamment à :

1/  La barrière financière:

Est-ce le tarif négocié avec les structures sont accessibles à la population ? Est-ce le tarif négocié est appliqué ?  Le mode de tarification utilisée dans vos structures est forfaitaire ? Si il ya tarification à l’acte, l’imprévisibilité de couts influera négativement sur l’utilisation des services ;

 Est-ce les indigents sont-ils pris en compte dans le cadre de votre projet PBF ?

Il est bon de voir aussi le bareme appliqué dans le cadre de votre projet

2/ La faible qualité des soins : a) Qualité technique

Quel est le score moyen de qualité de vos structures contractantes ?

Existe-t-il un bonus d’amélioration de la qualité accordé à vos structures au démarrage du projet ?

Quelle est l’approche utilisée dans le cadre de votre projet pour ce qui est de l’évaluation qualité : carotte-carotte ou carotte-bâton ?

Il ya lieu aussi de voir si la régulation joue son rôle dans le cadre de votre projet car l’évaluation de la qualité  pour le cas de la RDC est l’affaire du régulateur ;

                                                       b) La qualité perçue par les usagers

 Est-ce les structures tiennent compte des feed back des enquêtes communautaires lors de l’élaboration de leur plan de management?

 Est-ce le marketing social est appliqué dans vos structures ?

3/ La barrière géographique,

 Pour résoudre ce problème, en RDC les sites de soins communautaires ont été mise en place pour les endroits d’accès difficiles. Ces structures disposent d’un sous contrat avec les centres de santé. Est-ce la structure contractante couvre toute la population de  son rayon d’action ? Etudier la possibilité de mettre en place le sous contrat dans le cas où les structures contractantes ne couvrent pas toute sa population de responsabilité.

 

 

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Elizabeth Mago

Hie Paulin

I realize your concern on the non-performance of curative consultations.

You may need to split OPD and do further analysis on the performance of other service area indicators such as diarrhea, malaria etc so as to ascertain where the actual problem is. You may realize that there is mixed performance of the OPD-Split service area indicators, which may have an overall cancel-effect on OPD as an indicator.  Furthermore, depending with the package of indicators in your intervention, you may not necessarily expect a significant increase or decrease in this indicator. In reality do we really expect an increase in OPD performance if our interventions are working or we expect a decrease? It may not be negative, the fact that it did not increase.

Gambia has experienced a mixed performance in OPD which is seasonal with more diarrhea cases recorded during rainy season. But overall this indicator is not performing, and we have concluded that it does not making good talking point on the positive effects on our RBF.

Zimbabwe, through one RBF agent has removed OPD since results showed that clients were still seeking services as they were doing before. It may not have any socio- cultural drivers behind its performance compared to other indicators.  Also analyse if OPD met its target in performance. If it did we expect not much increase

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Henri KALIMBIRO MANEGABE

Dire qu'il y a pas d'augmentation suppose qu'on est restait relativement stationnaire dans la fréquentation ou l'utilisation de ce service, on peut se poser la question à quel niveau par rapport à la norme et surtout à l'objectif qu'on s'est assigné,c'est à dire qu'on s'est dit  quitter de tel taux de fréquentation à tel autre.

Je voudrais vous apporter quelques élements stratégiques mis en place en ce qui nous concerne pour notre projet où au bout d'un semestre,la fréquentation en consultation curative aurait augmenté de 20% en moyenne. L'analyse de l'aspect accessibilité géographique et financière avec comme; stratégies avancées en termes postes de santé ou des cites de soins communautaires pour l'inaccessibilité géographique(Distance) et l'adaptation des tarifs des soins par des forfetaires négociés avec les communautés utilisatrices. Une troisième stratégie qui a été mise en oeuvre c'est par rapport l'amélioration de l'accueil sur le plan amélioration du cadre d'accueil(batiment attrayant),un renforcement de l'équipement en matériel de soins de base(Bonus de demerage) et surtout les attitudes du personnel soignant à renforcer positivment afin d'encourager les clients à venir. Ce sont ces quelques stratégies que nos parténaires ont mis en route et qui ont opporté une réponse rapide en ce qui concerne l'utilisation en consultation curative. Merci.

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PAUL PILIPILI HANGI

Bonjour Paulin,

Merci pour la question pertinente relative à  l’augmentation ou non des résultats en rapport avec les nouvelles consultations curatives.

Avant d’y apporter certaines hypothèses ma suggestion est de rendre la question plus SMART avec les éléments suivants :

-          Le taux d’utilisation ex ante intervention (Données de bases d’un montage FBP)

-           Le taux d’utilisation mi parcourt ou ex post intervention FBP

-          Le mode de paiement dans les FOSA (Tarif forfaitaire ou paiement à l’acte)

-          La mise en œuvre du FBP en milieu rural ou en milieu urbain ?

-          Les éléments du costing et évolution des subsides FBP en rapport avec cette prestation tout au long du projet.

-          Les écarts entre les données déclarées, vérifiées et validées  dans le FOSA

-          Le processus de mise en œuvre du plan de management et le focus des stratégies avancées sur l’utilisation des services

Ces informations préliminaires sont importantes pour cerner correctement les failles et apporter une repose qui cadre avec votre contexte.                  

Pour notre part en RDC, nous relevons certains éléments pouvant réduire l’utilisation des services rapportés dans un programme FBP :

1.      Seuil de comparaison, souvent dans un programme FBP on présente les données vérifiées pour calculer les couvertures, d’où si les comparaisons sont faites avec les données SNIS, une marge d’erreur de sous-estimation peut justifier les faibles couvertures

2.      L’approche contractuelle, les FOSA avec contrat principale FBP et ou avec  sous contrat peuvent ne pas avoir une population de responsabilité importante du coup, une fragmentation du marché qui continue à maintenir une part importante de la population hors du système FBP

3.       L’absence d’un marché pour certaines prestations dans certaines ZS justifie la faible vente des services :

·         Une offre inadéquate ou inexistante (Manque des MEG, pas des outils de gestion des données, RHS non formes, faible qualité des soins ….) ;

·         Le prix non négocié ou insuffisamment négocié

·         Un mauvais  positionnement   des services Pa rapport à la demande

·         Faible capacité de marketing  

·         Les obstacles géographiques, culturels et financiers du côté de la demande

Nous espérons avoir des éléments détaillés pour répondre de manière conséquente mais aussi un dynamisme dans la conduite des échanges pour voir les hypothèses modes sur lesquelles les experts peuvent tabler.

Merci

Paul Pilipili hangi , MD, MPH-HE

Expert CT-FBR RDC charge de Suivi Evaluation des projets FBP et Gestion du Portail OPEN RBF

1478060996969
PAUL PILIPILI HANGI

Bonjour Paulin,

Merci pour la question pertinente relative à  l’augmentation ou non des résultats en rapport avec les nouvelles consultations curatives.

Avant d’y apporter certaines hypothèses ma suggestion est de rendre la question plus SMART avec les éléments suivants :

-          Le taux d’utilisation ex ante intervention (Données de bases d’un montage FBP)

-           Le taux d’utilisation mi parcourt ou ex post intervention FBP

-          Le mode de paiement dans les FOSA (Tarif forfaitaire ou paiement à l’acte)

-          La mise en œuvre du FBP en milieu rural ou en milieu urbain ?

-          Les éléments du costing et évolution des subsides FBP en rapport avec cette prestation tout au long du projet.

-          Les écarts entre les données déclarées, vérifiées et validées  dans le FOSA

-          Le processus de mise en œuvre du plan de management et le focus des stratégies avancées sur l’utilisation des services

Ces informations préliminaires sont importantes pour cerner correctement les failles et apporter une repose qui cadre avec votre contexte.                  

Pour notre part en RDC, nous relevons certains éléments pouvant réduire l’utilisation des services rapportés dans un programme FBP :

1.      Seuil de comparaison, souvent dans un programme FBP on présente les données vérifiées pour calculer les couvertures, d’où si les comparaisons sont faites avec les données SNIS, une marge d’erreur de sous-estimation peut justifier les faibles couvertures

2.      L’approche contractuelle, les FOSA avec contrat principale FBP et ou avec  sous contrat peuvent ne pas avoir une population de responsabilité importante du coup, une fragmentation du marché qui continue à maintenir une part importante de la population hors du système FBP

3.       L’absence d’un marché pour certaines prestations dans certaines ZS justifie la faible vente des services :

·         Une offre inadéquate ou inexistante (Manque des MEG, pas des outils de gestion des données, RHS non formes, faible qualité des soins ….) ;

·         Le prix non négocié ou insuffisamment négocié

·         Un mauvais  positionnement   des services Pa rapport à la demande

·         Faible capacité de marketing  

·         Les obstacles géographiques, culturels et financiers du côté de la demande

Nous espérons avoir des éléments détaillés pour répondre de manière conséquente mais aussi un dynamisme dans la conduite des échanges pour voir les hypothèses modes sur lesquelles les experts peuvent tabler.

Merci

Paul Pilipili hangi , MD, MPH-HE

Expert CT-FBR RDC charge de Suivi Evaluation des projets FBP et Gestion du Portail OPEN RBF